
Hello ! On n’a pas encore “fini” avec ce beau et gros projet qu’est Live Every Litre mais avant de nous sauver, retour sur ce qui est peut être l’histoire la plus originale du tournage : celle de l’agent Lynch qui est une charmante jeune femme londonienne … répondant au nom de Kate Rawlinson.
Elle ne fait pas les choses à moitié. Mais peut être vous faut-il une photo pour me comprendre…
Oui. C’est l’agent Lynch qui a “livide every litre” … de peinture bleue ! Madame a fini en lingerie … et s’est recouverte de peinture pour finir sur un drapeau blanc et rouge, le tout formait un joli drapeau français. J’avoue que ma “sélection” est chauviniste mais je trouvais le choix pour le moins original. Si vous voulez voir plus de photos de ce moment assez burlesque, direction SkiddMark qui a relaté avec brio l’événement http://www.skiddmark.com/agent-lynch-stops-traffic-in-paris-as-part-of-hondas-live-every-litre-project/.
La suite … commence maintenant :
Honda et l’équipe du projet Live Every Litre est enchantée de vous annoncer un accord avec Future Shorts, un des labels majeurs des formats courts qui va nous aider à réaliser et mettre en ligne notre vidéo. Celle-ci est prévue pour le 21 Juillet et plus de détails concernant la diffusion seront communiqués via notre page Facebook, notre compte Twitter ainsi que la newsletter Live Every Litre.
Future Shorts assurera la promotion du film par le biais d’un trailer ainsi que de trois vidéos courtes éditées spécialement pour l’occasion et qui seront diffusées massivement via le biais de leur propre réseau de fans de shorts.
Vous l’avez bien compris : ça n’est pas fini. Live Every Litre est une attitude qui ne se limite ni dans le temps, ni dans l’espace. Restez à bord et à très vite !

Après pratiquement 6 semaines de voyage, tournage et rencontre de personnages extraordinaires, le film Live Every Litre touche maintenant à sa fin.

Hier matin, à notre réveil, une brume éthérée planait au-dessus des champs et forêts de Nurburg. Le léger crachin ne faisait qu’augmenter la tension atmosphérique tandis qu’on s’apprêtait à assister à l’affrontement entre Sumukito et le Nurburgring.
Le petit-déjeuner a été ponctué par le vrombissement de bolides passant en flèche devant les fenêtres de l’hôtel et narguant Fernando et Vanessa qui prendraient bientôt leurs marques sur le circuit, plus tard dans la journée. Pendant l’incontournable petit-déjeuner de trois plats, on est tombés sur le célèbre pilote de course allemand, Hans Stuck, au bar à jus de fruits. Même Nike l’a reconnu ! ;-)
Après un topo CR-Z détaillé de Fred, notre vétéran, Fernando et Vanessa ont atterri au musée du Nurburgring pour faire le plein d’informations sur ce circuit légendaire. Pendant ce temps, Claudio a équipé la CR-Z d’un maximum de caméras (7 au total) et, à un moment donné, on n’était pas sûrs qu’il y aurait assez de place dans la voiture pour Vanessa et Fernando. Mais c’était sans compter avec l’incroyable zèle de notre fantastique réalisateur qui se débrouille toujours pour obtenir le plan gagnant, sous tous les angles possibles et imaginables.
Après deux jours de pause (une première pour beaucoup d’entre nous depuis 5 semaines), le convoi Live Every Litre a repris la route hier, parcourant 175 km de Francfort à Nurburg. Avec 10 000 km au compteur, 175 semble de la rigolade alors le moral était au beau fixe quand on a déboulé sur l’autobahn. On a repris nos talkies-walkies comme si c’était hier !
On a quitté l’hôtel aux aurores (qu’est-ce qu’on aime les hôtels qui donnent sur la gare !) et on a sauté dans les voitures, direction le centre de parachutisme de Maubeuge. On n’aurait pas pu rêvé d’une plus belle journée : pas un nuage dans le ciel, un décor de campagne vallonnée avec des moineaux qui chantent. Et là, Seb est sorti du hangar, simplement vêtu d’un pagne qu’il s’était façonné à partir de t-shirts de l’équipe Live Every Litre. Quel tableau ! Il ne détonnait pas le moins du monde dans le cadre bucolique que nous admirions depuis notre arrivée.
Les parachutistes qui s’entraînent à Maubeuge sont vraiment des types incroyables. Non seulement ils ressemblent à des Power Rangers, mais ils passent aussi leurs journées à se jeter d’un avion pour faire de jolies formations dans l’air avant d’atterrir tout en douceur, légers comme des plumes. Ils devaient bien sûr être fous de joie à l’idée qu’un d’entre eux seraient bientôt attaché à Sebastian, nu comme ver, pour sauter en chute libre en tandem…Je suis à peu près certaine qu’aucun d’entre eux ne s’est porté volontaire pour cette mission !
On a beaucoup de mal à résister à la tentation de plaisanter sur la taille du membre viril de Seb, mais deux caméras Go-Pro ayant été attachées à son corps à des endroits stratégiques pour toute la durée du saut, je n’en dirai pas plus pour le moment. Vous pourrez tout voir par vous-même sur les images vidéos de l’événement ;-)
Aujourd’hui nous nous apparentons à des forains arpentant les routes de France en direction de Paris. Je ne veux même plus savoir la distance qui nous sépare de notre hôtel proche de l’aéroport, depuis que je réalise que l’on fait des pauses toutes les deux heures. Pause pipi, pause essence, pause café, pause dégourdissement des jambes pour notre biker… 10 heures de trajet pour 17 troubadours armés d’un talky-walky par voiture, fidèles escortes de notre star pour cette nouvelle aventure parisienne, j’ai nommé la sulfureuse Agent Lynch.
On prend la même… et on recommence avec de petits changements de programmes! Tout d’abord, direction un magasin vintage dans le marais où Lynchie achète une paire de gants comme vous prendriez une baguette à la boulangerie; Notre James bond girl suivie de son prince charmant fait tourner les têtes sur son passage et toute l’équipe tombe (encore) sous le charme . Chaque sourire et moindre oeillade de la jeune-femme sont épiés par Claudio et Rob qui lui emboîte le pas jusqu’ à l’atelier où l’Agent Lynch nous réserve un petit cours particulier sur “l’art de l’effeuillage” dans la plus pure tradition de l’art burlesque des 60’s. A la voir manipuler son collier de perles, faire glisser délicatement ses bas au sol au rythme d’un déhanché à faire pâlir Marylin Monroe, j’ai eu la sensation de redécouvrir le vrai sens du terme “sensualité”.
Une sensualité qu’elle n’a rien à envier aux filles athlétique du Crazy Horse qui nous livreront le soir-même un show épicé de sexy et glamour “so parisian”. Le lendemain de notre nuit au cabaret, Lynchie nous a offert une performance “Grand Burlesque” impressionnante inspiré du travail de Yves Klein sur la chanson “Je t’aime” de Serge Gainsboug. Sous les yeux de tous les badauds et touristes de la place du Tertre à Montmartre, elle s’est lassivement effeuillée pour finalement s’enduire de la célèbre peinture IBK (International Blue Klein) ….sooo sexy! Un spectacle de 6 minutes exactement, mais qui nous a tous ôtés le souffle tant par le niveau esthétique remarquable de la prestation que par la peur de se faire pincer et dégager manu militari par les policiers! Happy Birthday Lynchie, tu as 26 ans aujourd’hui alors les flics n’ont qu’à bien se tenir! ;)
Après 32 jours sur les routes, on peut dire sans exagérer que la troupe Live Every Litre a eu son lot d’émotions fortes. On a pleuré en assistant à une demande en mariage, on a eu une crise de nerfs au sujet d’un château gonflable, et on a regardé d’un œil émerveillé les premiers pas d’un chien dans une maison close.
Après une charmante soirée avec Peter (alias Bowman) et son meilleur ami, Len, on s’est levés avec les poules, prêts pour la journée qui nous attendait. La première étape, c’était le pont Pegasus, le premier endroit libéré le jour du débarquement. (En 1944, Bowman a fait débarquer les soldats qui ont ensuite libéré le pont). Juste à côté, au Musée Mémorial Pegasus, Peter et Len ont rencontré des personnages intéressants ; Peter a fait la connaissance de quelqu’un dont le beau-père a servi sur le même bateau que lui, l’Arquebus. Len, lui, a rencontré une famille qui était sur les traces de ses aïeux. Incroyable mais vrai, cette famille roule en Honda depuis trois générations !
On était donc ravis de pouvoir enfin s’échapper de l’agitation de la ville pour se rendre au circuit d’essai du Ceram à Mortefontaine. Mais lorsque Sara a enfin pris le volant de la CR-Z, aucun d’entre nous ne savait si elle pourrait vraiment faire un pied de nez à tous les oiseaux de mauvaise augure qui lui avaient dit qu’elle ne conduirait jamais. Etant donné qu’elle n’avait jamais pris de leçons, cet après-midi aurait très bien pu se résumer à une série de faux départs et de soubresauts. C’est tout le contraire qui s’est passé.
Encouragée par Misha, Sara a fait preuve d’une maîtrise totale du circuit, grâce à l’aide de son excellent moniteur, Olivier. Subjugué par son contrôle naturel du véhicule, Olivier l’a même poussée à conduire seule, guidée seulement par la radio ! Ce fut un spectacle incroyable. Ce qui était encore plus extraordinaire, c’est la vitesse de pointe qu’elle a atteinte : 80 km/h. Il s’agit sans doute d’un record pour une femme aveugle !